Comprendre le ronflement du nourrisson, scientifiquement !

Pourquoi votre nourrisson ronfle ? Mécanismes ventilatoires, anatomie nasale, muscles dilatateurs et pistes concrètes. Sources scientifiques.
ronflement du nourrisson
ronflement du nourrisson

Mis à jour en mai 2026 — par Sébastien Merlet, Ostéopathe D.O.

Le ronflement du nourrisson inquiète souvent les jeunes parents. Est-ce normal ? Faut-il s’en préoccuper ? Derrière ce bruit respiratoire se cachent des mécanismes physiologiques précis que la science nous permet aujourd’hui de comprendre. Décortiquons ensemble, de façon scientifique mais accessible, les raisons pour lesquelles votre bébé ronfle, le rôle de chaque structure anatomique impliquée, et les pistes concrètes pour améliorer sa respiration nasale.

Points clés à retenir

  • Le ronflement du nourrisson est causé par la vibration des parois de l’oropharynx lorsque le flux d’air inspiré est perturbé.
  • Trois mécanismes principaux contribuent à la fermeture du pharynx : la pression inspiratoire du diaphragme, la gravité en décubitus dorsal, et l’action des muscles constricteurs.
  • Les muscles dilatateurs du pharynx se contractent environ 100 millisecondes avant les muscles inspiratoires pour protéger les voies aériennes — un mécanisme protecteur appelé réflexe de déphasage.
  • La résistance nasale (squelette nasal, sinus, cloison) influence directement le risque de collapsus pharyngé (Gavriely & Jensen, 1993).
  • Une respiration buccale chronique entraîne des conséquences ORL (otites, sinusites) et perturbe la qualité de sommeil du nourrisson.

Comment fonctionne la ventilation chez le nourrisson ?

La ventilation est un acte moteur survenant en trois phases successives, identifiables en termes d’activité musculaire et nerveuse :

  • L’inspiration — phase active où les muscles respiratoires se contractent pour faire entrer l’air dans les poumons.
  • La phase post-inspiratoire — frein initial du débit expiratoire par adduction glottique et activité antagoniste des muscles inspiratoires. L’apparition de la post-inspiration se fait grâce à l’inhibition des neurones inspiratoires. Certaines cellules déchargent en fin d’inspiration, d’autres au début de la post-inspiration, ce qui explique que la cessation d’inspiration ne soit pas brutale.
  • L’expiration — phase le plus souvent passive chez le nourrisson au repos.

C’est l’inspiration qui nous préoccupe principalement dans le cadre du ronflement du nourrisson. En inspirant, l’air doit cheminer par le nez, via les voies aériennes supérieures, avant de passer dans les poumons. Il ne faut pas de frein à ce cheminement, sinon le corps privilégiera la respiration buccale — un mode ventilatoire non physiologique qui a des répercussions sur la digestion du nourrisson et sur son bien-être général.

Pourquoi un nourrisson ronfle-t-il pendant son sommeil ?

Le ronflement du nourrisson s’explique par une augmentation de la vitesse de l’air inspiré, qui perturbe le flux aérien et fait vibrer les parois de l’oropharynx — principalement le voile du palais et les amygdales. Lorsque l’espace des voies respiratoires hautes se réduit (notamment par une baisse trop importante du tonus musculaire pharyngé pendant le sommeil), la vitesse du flux inspiratoire augmente considérablement, créant ainsi le ronflement (François, 2006).

Selon une étude publiée dans le Journal of Applied Physiology (Brouillette & Thach, 1979), un jeu de muscles reliés aux voies aériennes supérieures, finement coordonnés entre eux et avec les autres muscles respiratoires, permet de contrôler le diamètre et d’empêcher le collapsus des parties non rigides des voies aériennes supérieures au cours des efforts inspiratoires chez le nouveau-né. Ce constat a été confirmé par Wilson et al. (1980).

La région pharyngée, composée uniquement de tissu mou sans aucun support rigide, représente classiquement l’endroit le plus souvent impliqué dans le collapsus et l’obstruction des voies aériennes supérieures chez le nouveau-né humain (Reed et al., 1985).

L’équilibre des forces dans le pharynx

En situation normale, le pharynx demeure ouvert grâce à l’équilibre entre deux types de forces : celles qui tendent à fermer le pharynx et celles qui tendent à l’ouvrir. Le collapsus inspiratoire est fondé sur la perte de cet équilibre.

Trois mécanismes contribuent à la fermeture du tube pharyngé :

  • La pression inspiratoire générée par l’action des muscles inspiratoires, essentiellement par le diaphragme.
  • L’apesanteur en décubitus dorsal — les tissus mous de la paroi antérieure du pharynx tendent plus facilement à s’affaisser et à se collaber contre la paroi postérieure.
  • L’action des muscles constricteurs qui, en se contractant, rétrécissent les diamètres antéropostérieur et transversal du pharynx.

Pression du flux inspiratoire

La contraction des muscles inspiratoires (essentiellement le diaphragme) crée une dépression négative dans le pharynx, c’est-à-dire une pression subatmosphérique attirant l’air dans les poumons. Cette pression négative a tendance à fermer le conduit du tube pharyngé.

Normalement, un mécanisme protecteur est mis en jeu avant même le début de l’inspiration par la contraction des muscles dilatateurs du pharynx. Ce mécanisme est aussi connu comme le réflexe de déphasage : l’activité électromyographique phasique des muscles dilatateurs précède celle des muscles respiratoires d’environ 100 millisecondes, ce qui protège le tube pharyngé du collapsus à l’inspiration (Brouillette & Thach, 1979). Toute modification de l’activité des muscles dilatateurs du pharynx va modifier la collapsibilité du tube pharyngé. Les activités toniques et phasiques des muscles du tube pharyngé diminuent avec le sommeil — ce qui explique que le ronflement survient principalement durant les phases de sommeil profond.

La perturbation du flux inspiratoire entraîne donc le ronflement du nourrisson.

Quels muscles interviennent dans la respiration du nourrisson ?

Plusieurs structures musculaires interviennent. On distingue deux types de muscles respiratoires :

  • Les muscles « dilatateurs » des voies aériennes supérieures (alae nasi, génioglosse…), dont la contraction augmente le calibre des voies aériennes et diminue les résistances à l’écoulement de l’air.
  • Les muscles « pompes » (diaphragme, intercostaux, scalènes, sternocléidomastoïdiens, abdominaux) assurant la mobilisation des gaz dans les poumons.

Grâce à une activation à l’inspiration précédant celle des muscles pompes, les muscles dilatateurs préviennent le collapsus des voies aériennes supérieures lié à la pression négative générée par le diaphragme (Wilson et al., 1980).

L’activité des muscles dilatateurs et la commande nerveuse

La commande ventilatoire destinée aux muscles dilatateurs des voies aériennes supérieures est véhiculée par les nerfs trijumeaux (V), faciaux (VII) et grands hypoglosses (XII). Leurs motoneurones se trouvent dans leurs noyaux respectifs, au niveau du tronc cérébral.

La commande ventilatoire peut à l’inverse être diminuée, témoignant d’un défaut de transmission de l’influx nerveux aux groupes musculaires respiratoires. Le tableau clinique comprend alors une diminution de la fréquence ventilatoire et/ou du volume courant, des ronflements témoignant d’une absence d’activité des muscles dilatateurs des voies aériennes. Le but de l’exercice n°1 est bien d’éliminer toute forme de tension au niveau des zones de sortie des paires crâniennes concernées.


Anatomie nasale et rôle des sinus dans le ronflement du nourrisson

L’air inspiré doit passer facilement à travers le nez. La résistance nasale a une influence non négligeable sur le phénomène de collapsus, comme l’a montré le modèle de Gavriely et Jensen (1993).

Le squelette nasal

Le squelette nasal est constitué de deux parties :

  • Une partie osseuse, rigide — les os propres du nez, posés sur le massif facial comme une tente. Ces os sont relativement fins et fragiles.
  • Une partie cartilagineuse, souple — la pointe nasale, qui assure le soutien de la pointe du nez et participe à son galbe.
Squelette nasal

Squelette nasal

Cet ensemble ostéo-cartilagineux est soutenu par une cloison qui sépare les deux fosses nasales. La cloison nasale (septum) est constituée de cartilage en avant et d’os en arrière. Elle est exceptionnellement plane et rectiligne : il existe toujours une déviation plus ou moins importante, liée aux contraintes exercées sur le cartilage par la croissance osseuse. Parfois, cette déviation est suffisamment importante pour provoquer des difficultés respiratoires.

L’os nasal s’articule avec l’os frontal en haut, l’os ethmoïde en arrière et l’os maxillaire sur les côtés. Il faut travailler à la fois sa mobilité et favoriser le passage de l’air à l’inspiration en aidant le muscle releveur naso-labial : exercice n°2.


Le rôle des fosses nasales et des sinus

La respiration nasale est la seule physiologique, même si l’on peut respirer par la bouche. Par ailleurs, le nez est le siège des cellules sensorielles de l’odorat, qui participent à 90 % de la perception du goût des aliments.

Pour ne pas perturber le flux inspiratoire nasal, l’air doit passer facilement à travers les sinus. Les fosses nasales sont deux couloirs aériens creusés dans les os de la face (maxillaires), séparés par une cloison verticale cartilagineuse (la cloison nasale) et ouverts en avant vers l’extérieur par les narines et en arrière sur le rhino-pharynx.

Pour assurer ces fonctions, les fosses nasales sont tapissées par une muqueuse respiratoire, humidifiée en permanence par des cellules spécialisées. Cette muqueuse recouvre des reliefs osseux situés sur la paroi externe des fosses nasales : les cornets.

  • Les cornets sont des formations osseuses enroulées sur elles-mêmes, recouvertes par une muqueuse érectile qui gonfle alternativement d’un côté puis de l’autre toutes les 3 à 5 heures : c’est le cycle nasal.
  • On dénombre 3 cornets de chaque côté : le cornet inférieur, le cornet moyen et le cornet supérieur.

Les cornets sont séparés entre eux par des espaces appelés méats. Sous les cornets se situent les méats par lesquels communiquent les fosses nasales avec les sinus — des cavités aériennes creusées dans le massif facial, recouvertes d’une muqueuse respiratoire et reliées aux fosses nasales par un orifice de drainage. Elles sont disposées symétriquement.

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On distingue les sinus antérieurs, qui se drainent dans le méat moyen :

  • Les sinus frontaux — logés dans l’os frontal, au-dessus des orbites.
  • Les sinus ethmoïdaux (partie antérieure).
  • Les sinus maxillaires — creusés dans le maxillaire supérieur entre la cavité orbitaire et l’arcade dentaire supérieure : exercice n°3.

Les sinus postérieurs, d’avant en arrière :

  • Les sinus ethmoïdaux (partie postérieure).
  • Les sinus sphénoïdaux — situés en arrière des fosses nasales.

Les exercices de succion du nourrisson permettent de travailler la mobilité des sinus postérieurs, par l’intermédiaire de l’os palatin et du vomer.

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De plus, la succion — c’est-à-dire la préhension par les lèvres — permet de travailler la déglutition du nourrisson (il s’agit d’une méthode de rééducation de la déglutition lors des paralysies pharyngées), par le biais de la contraction des muscles pharyngés. Lors de l’inspiration, la phase de relâchement est essentielle. C’est pourquoi on va travailler leur contraction, pour s’assurer d’obtenir un bon relâchement ensuite — motricité fonctionnelle complète : exercice n°4.


Comment les muscles dilatateurs du pharynx protègent les voies aériennes ?

La respiration nasale à l’inspiration est permise par un relâchement essentiel au niveau du pharynx. En effet, la pression négative induite par le diaphragme lors de l’inspiration ne doit pas collaber ce pharynx. Le ronflement est produit par la vibration du voile du palais et des parties molles pharyngées (François, 2006). Il est donc important d’avoir des muscles dilatateurs fonctionnels à ce niveau.

Un collapsus apparaît lorsqu’un déséquilibre se crée entre la force générée par la contraction des muscles dilatateurs du pharynx et la pression inspiratoire négative. Les muscles dilatateurs agissent à deux niveaux :

  • L’oropharynx haut : l’ouverture se fait grâce à l’action du tenseur du voile.
  • L’oropharynx bas : la dilatation est assumée par les muscles génio-glosses et géniohyoïdiens.
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Le muscle génioglosse

  • Insertion ventrale : il s’insère sur l’apophyse mentonnière supérieure au niveau de la symphyse, sur la face interne de la mandibule.
  • Trajet : il s’étale en éventail de la pointe à l’extrémité postérieure de la langue.
  • Insertion dorsale : il s’insère au niveau de l’os hyoïde.

Il tire la langue vers l’avant et vers le bas. Il permet aussi la dilatation du pharynx et évite le collapsus, principalement lors de pression pharyngée négative.

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Le muscle génio-hyoïdien

Os hyoïde fixe, il abaisse la mandibule. Mandibule fixe, il élève et avance l’os hyoïde.

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Le muscle stylo-glosse

  • Insertion crâniale : il naît de la face antéro-latérale de l’apophyse styloïde de l’os temporal, près de son extrémité, et du ligament stylo-mandibulaire.
  • Trajet : il se dirige en avant, en bas et en dedans vers le dos de la langue où il se divise en deux faisceaux terminaux — un faisceau supérieur qui se dirige jusqu’à l’extrémité de la langue et mêle ses fibres avec celles du muscle supérieur longitudinal, et un faisceau inférieur qui mêle ses fibres avec celles du muscle hyo-glosse.

Le muscle stylo-glosse attire la langue en haut et en arrière.

L’important est donc bien de restaurer la fonction de ces muscles de la paroi pharyngienne : exercice n°5.


Quelles sont les conséquences d’une mauvaise respiration nasale chez le nourrisson ?

Dans le cadre de la fonction respiratoire, les voies aériennes supérieures conditionnent l’air de trois façons essentielles : elles le réchauffent (abondants capillaires du chorion de la muqueuse), l’humidifient (cellules caliciformes et glandes muqueuses et séreuses) et le dépoussièrent (cellules ciliées, sécrétions muqueuses).

Deux secteurs de ces voies aériennes supérieures participent en outre à d’autres fonctions importantes :

  • L’olfaction — pour la muqueuse olfactive des fosses nasales.
  • La phonation — pour le larynx.

Conséquences sur le sommeil : en réchauffant l’air, la muqueuse nasale crée un échange calorique qui, en plus de ventiler l’air frontal, permet de le refroidir. Pendant le sommeil du nourrisson, ce refroidissement est primordial. S’il ne se fait pas correctement, cela entraîne une mauvaise qualité de sommeil. Votre enfant n’est pas reposé correctement et vous aurez un bébé énervé et fatigué. Cela se résout lorsque cette ventilation s’effectue à nouveau correctement. À défaut de refroidissement de l’aire frontale, le corps de votre enfant va compenser par la sudation au niveau de la tête.

Conséquences ORL : la respiration, si elle n’est pas nasale, devient buccale. L’air inspiré n’est donc ni filtré, ni humidifié, ni réchauffé par les sinus. Vous aurez un enfant qui enchaînera les otites, rhinites et autres affections du même ordre. De même, une mauvaise mobilité des sinus entraîne un ralentissement du déplacement des mucus. Les poussières inhalées par le nez se collent sur le mucus naturellement sécrété par la muqueuse respiratoire. Ce mucus est transporté en permanence grâce aux mouvements ciliaires vers l’arrière des fosses nasales. La stase du mucus infecté entraîne des sinusites. Or les sinus frontaux, les sinus de l’ethmoïde et le sinus sphénoïdal sont proches des méninges, d’où la sévérité potentielle d’une sinusite non ou mal traitée. Quant aux sinus maxillaires, ils sont en rapport très étroit avec les racines dentaires, d’où la fréquence des sinusites chez les bébés lors d’une poussée dentaire ou chez les enfants en bas âge ayant des foyers infectieux dentaires.

Le rôle de la succion et des tensions : la succion a un rôle important dans la mobilité des sinus postérieurs, et elle permet aussi de calmer votre enfant. J’aborde ce sujet dans le chapitre sur les tensions et pleurs du nourrisson. Car calmer les tensions crâniennes est essentiel pour lui. À défaut, cela stimule ses aires cérébrales.

Trois phénomènes permettent au nourrisson d’apaiser ces tensions :

  • La succion
  • Les vibrations (balades en voiture, bercement)
  • Le pleur

Lorsque votre enfant n’est pas bercé et qu’il ne peut pas téter (tétine, doigt), il pleure…

Voilà pourquoi il faut améliorer sa respiration nasale. C’est tout à fait réalisable en dehors, évidemment, de toute malformation faciale ou de toute pathologie. Votre médecin saura diagnostiquer cela de façon précoce. S’il considère qu’il n’y a pas de souci majeur, alors vous pouvez agir. Consulter un ostéopathe peut aider à améliorer cette mobilité sinusale et faciale, ce qui facilitera d’autant plus vos exercices. Réalisez des exercices chaque jour et vous aiderez votre enfant à mieux respirer.


Questions fréquentes sur le ronflement du nourrisson

Le ronflement du nourrisson est-il dangereux ?

Le ronflement occasionnel est courant chez le nourrisson et souvent bénin. Cependant, un ronflement persistant et bruyant peut être le signe d’une obstruction partielle des voies aériennes supérieures et justifie une consultation médicale. Le médecin pourra écarter un syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS), qui nécessite une prise en charge spécifique.

À partir de quel âge un nourrisson peut-il ronfler ?

Le ronflement peut apparaître dès les premières semaines de vie. Les voies aériennes du nouveau-né sont naturellement étroites, et toute légère réduction supplémentaire de leur diamètre (congestion nasale, position de sommeil, tonus musculaire pharyngé bas) peut produire un bruit de ronflement. Si le ronflement persiste au-delà de quelques semaines, il est recommandé d’en parler à votre pédiatre.

Quelle est la différence entre ronflement et stridor chez le nourrisson ?

Le ronflement est un bruit de basse fréquence produit par la vibration des tissus mous du pharynx, principalement à l’inspiration pendant le sommeil. Le stridor est un bruit plus aigu, souvent lié à une anomalie laryngée comme la laryngomalacie, audible parfois aussi à l’état d’éveil. Si vous entendez un bruit aigu et sifflant, consultez rapidement votre médecin pour un diagnostic précis.

La position de sommeil influence-t-elle le ronflement du nourrisson ?

Oui. En décubitus dorsal (sur le dos), la gravité fait que les tissus mous de la paroi antérieure du pharynx tendent à s’affaisser vers la paroi postérieure, ce qui favorise le ronflement. C’est l’un des trois mécanismes de fermeture du tube pharyngé décrits dans la littérature. Cependant, le couchage sur le dos reste la recommandation officielle pour la prévention de la mort inattendue du nourrisson (MIN). Si le ronflement est problématique, consultez un professionnel de santé plutôt que de modifier la position de couchage.

Un ostéopathe peut-il aider à réduire le ronflement du nourrisson ?

L’ostéopathie pédiatrique vise à restaurer la mobilité des structures crânio-faciales et à optimiser le fonctionnement des muscles dilatateurs du pharynx. En travaillant sur les zones de sortie des paires crâniennes (nerfs V, VII, XII) et sur la mobilité sinusale et faciale, l’ostéopathe peut contribuer à améliorer la respiration nasale du nourrisson. Cette approche complète les exercices pratiques proposés dans la formation en ostéopathie pédiatrique.


Bibliographie

  • Brouillette R.T., Thach B.T. (1979). « A neuromuscular mechanism maintaining extrathoracic airway patency ». Journal of Applied Physiology, 46(4), 772-779.
  • Wilson S.L., Thach B.T., Brouillette R.T., Abu-Osba Y.K. (1980). « Upper airway patency in the human infant: influence of airway pressure and posture ». Journal of Applied Physiology, 48(3), 500-504.
  • Reed W.R., Roberts J.L., Thach B.T. (1985). « Factors influencing regional patency and configuration of the human infant upper airway ». Journal of Applied Physiology, 58(2), 635-644.
  • Gavriely N., Jensen O.E. (1993). « Theory and measurements of snores ». Journal of Applied Physiology, 74(6), 2828-2837.
  • François M. (2006). « Le ronflement chez l’enfant ». Archives de Pédiatrie, 13(2), 207-210.
  • Schünke M., Schulte E., Schumacher U., Voll M., Wesker K. Atlas d’anatomie Prométhée — Tête et neuro-anatomie. Éditions Maloine.
  • Sherwood L. Physiologie Humaine, 2e édition. De Boeck.
  • « Voies nerveuses et physiologie de la phonation ». EMC (Elsevier Masson, Paris), 1994.

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